Mon année de galère au pays de la pizza

Mon premier « vrai » boulot plus ou moins sérieux (à part boucher, serveur et employé communal que je considère comme tout sauf sérieux dans les conditions où je les ai exercés), je l’ai décroché à 20 ans dans une petite boite qui exportait des pièces de rechange automobiles dans le monde entier.

 

C’est à l’époque où je vivais en Italie…

 

Comment j’ai atterri là-bas ?
J’me le demande encore… enfin bref, c’est une longue histoire (un autre mail peut-être).

 

Par contre, quand je regarde en arrière, ce job était vraiment surréaliste.
 

Déjà, j’étais payé 800 EUR par mois en cash, « Signe ici et c’est bon » (on est en 2004, là).

Pas d’ordinateur, on gérait les inventaires sur des fiches en carton.

Je faisais de l’administratif, mais j’allais aussi me salir les mains dans l’atelier quand il fallait préparer des colis, charger les camions avec des tonnes de pistons et quand Le Parrain recevait des clients, j’étais censé faire le café.

 

Mon loyer était de 500 EUR, je bossais comme serveur les vendredi, samedi et dimanche pour mettre à manger dans mon assiette à la fin de mois.

 

 

Jusqu’au jour où j’ai pété un plomb.
J’ai fait mes bagages (situation compliquée, même dans le cadre extra professionnel), j’ai dit MERDE à tout le monde et je suis rentré en Belgique.

 

C’est probablement l’une de mes plus grandes leçons de vie.
Le fait d’avoir été constamment dans une situation inconfortable 24/24 dans un pays qui n’était pas le mien m’a permis de connaitre mes limites et de me forger un mental d’acier.

 

Aujourd’hui, je sais que j’ai de l’endurance et de la patience pour beaucoup de choses.

 

Mais surtout :
Je sais dans quoi je peux m’engager.

J’arrive à détecter, bien souvent avant les autres, une situation qui pue ou un événement qui est amené à mal tourner.

 

L’exposition aux difficultés a ça de bon.

 

Les goux-roux du développement personnel parlent souvent de « sortir de sa bulle de confort ».

Pour l’avoir vécu, je pense qu’il y a du vrai là-dedans.

 

 

La morale du Père Castor ?

 

Y en a pas vraiment…
Mais si un jour vous êtes amené à vivre un truc coriace, même si ça dure des mois et des mois… projetez-vous dans l’avenir et dites-vous que ce que vous traversez à ce moment-là va vous aider plus tard d’une manière ou d’une autre.
C’est presque mathématique.

 

 

Sur ces belles paroles, je retourne charbonner sur ma prochaine page de vente.

 

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À très vite,
Djamel