Le licenciement collectif

Un matin comme les autres il y a quelques années, j’ai pris ma voiture et j’ai roulé pour aller au boulot. J’avais une heure de route avant de poser mes fesses sur ma chaise dans le département service clientèle de cette boite coréenne.

Ce jour-là, alors que j’avais déjà roulé quelques kilomètres, à la radio, j’apprends que mon employeur (chez qui je bosse depuis 3 ans) va procéder à un licenciement collectif avant la fin de l’année…. Motif : délocalisation vers un pays de l’Europe de l’Est.

Quoi ?!

Sympa les gars… ça fait plaisir d’apprendre ça à la radio !

 

Quelques jours plus tard, une assemblée générale est organisée et la nouvelle est confirmée. Il nous reste que quelques mois avant de devenir chômeurs. On nous a fait voter pour la constitution d’un comité de représentants syndicaux et à partir de ce moment-là… quelque chose de surprenant s’est produit.

On pouvait le constater dans les couloirs, dans les salles de réunion, dans la cuisine, à la machine à café… il y avait quelque chose de différent.

Les collègues qu’on croisait tous les jours et qui ne nous calculaient pas avant l’annonce, commençaient à être plus aimables, plus souriants et plus communicatifs. Cette situation d’insécurité et de panique générale avait eu raison de nos attitudes austères.

Bon, évidemment, mes collègues directs n’avaient pas changé à mes yeux, on parlait juste (beaucoup) plus du licenciement, et on a toujours eu d’excellents rapports entre nous. Ici, je parle vraiment des personnes qui bossent dans d’autres départements, ceux qu’on ne côtoie pas vraiment mais qu’on voit tous les jours. Ceux-là avaient changé.

 

Pourquoi ?

Je pense que quand l’être humain est en danger ou en situation difficile, il cherche avant tout à se rassurer. Ici, dans notre cas, on avait besoin de parler, d’entendre l’avis des uns et les expériences des autres. On cherchait des réponses à nos problèmes. On agissait différemment, car on se trouvait en situation de crise.

 

Je vous raconte ça parce que ça me fait penser à un truc.

Si vous avez un business, vous avez sans doute une solution à apporter à quelqu’un. Même si vous vendez du divertissement ou un produit anodin, quelque part vous détenez la clé du problème de quelqu’un.

Si vous voulez communiquer efficacement à votre public cible, il y a un élément capital dans l’équation et vous devez le prendre en compte…

C’est l’insécurité de votre prospect.

La meilleure façon de toucher votre prospect et de le prendre aux tripes, c’est réussir à communiquer sur son insécurité. Une période d’insécurité est propice aux changements radicaux et à la prise de décision. Si vous parvenez à « jeter du sel » sur la zone d’insécurité de votre prospect, alors il y a fort à parier que votre message fera mouche… et vous serez en bonne posture pour lui vendre votre solution.

 

A+

Djamel