[Histoire vraie] Ils ont envoyé un détective privé à mes trousses

Cet e-mail est un peu long, mais il contient 5 leçons durement apprises qui vous serviront grandement si vous êtes assez bon pour renifler les pistes.

 

Je suis dingue de copywriting.

 

L’année passée, pour approfondir mon art, j’ai lancé une activité d’apporteurs d’affaire en immobilier. C’était plutôt une tentative (pas trop stressée) de ma part, une activité sur le côté.

 

Mon modèle économique était le suivant :

 

Je m’étais mis d’accord avec un agent immobilier pour lui ramener des personnes qui souhaitaient mettre leur maison en vente. Et si la maison se vendait, je prenais 1 % sur la valeur du bien.

 

Sur un bien à 300 000 euros, faites le calcul.

 

Y a pire comme modèle économique non ?

 

J’avais mis en place un système de capture de prospects pas trop mal huilé :

 

Tout d’abord, un site avec son formulaire de capture et du référencement naturel + quelques pubs Facebook pour faire grossir ma liste…

 

Et deuxièmement, des pages A4 recto verso avec une belle lettre copywritée aux petits oignons que je distribuais tantôt moi-même, tantôt avec un distributeur dans les boites aux lettres des communes aux alentours !
À tous les prospects qui se manifestaient (en me confiant leur adresse postale), j’envoyais, toutes les semaines, un petit courrier avec de la documentation qui répondait à toutes les questions les plus folles qu’ils se posaient concernant la vente d’une maison.

 

Je tissais des liens, je leur apportais beaucoup d’informations et je leur laissais l’occasion à chaque courrier de me contacter.
— C’est ici que le méchant rentre en scène —

Seulement, c’était sans compter sur l’institut national des professionnels de l’immobilier et le détective privé qu’ils m’ont collé aux fesses.

Bah oui, je pensais ne faire aucun mal et être dans mon droit, moi.

 

En fait, non.
En Belgique, si on veut bosser en tant qu’apporteur d’affaires en immobilier, il faut une licence d’agent immobilier !

Le détective s’est mis quelques mois sur ma liste et je lui envoyais mes courriers sans relâche toutes les semaines comme un âne.

 

Jusqu’au jour où CRAK !
La sanction.
J’ai frôlé le tribunal.

Bon, j’étais pas fier de moi de devoir cesser cette petite activité qui partait pas trop mal.

 

Mais je suis très content d’avoir tenté l’aventure.
Voici les cinq grandes leçons avec lesquelles je repars :

1. J’ai renforcé mon jeu
Quand on écrit des courriers, qu’on les imprime sur du papier et qu’on paye les timbres, on porte encore plus d’attention à ce qu’on communique que si on le fait par e-mail.

 

2. J’ai vu de mes yeux un concept que tout le monde croyait mort… courir le 100 mètres !
La vente ou la persuasion par courrier postal est encore possible au 21ème siècle, elle est loin d’être morte ou enterrée (rappelez-vous : quand le troupeau se dirige vers l’Est, courrez vers l’Ouest).

 

3. Chaque public a son média préféré
Et il semble bien que pour vendre à un public qui oscille entre 50 et 65 ans, le meilleur canal soit… ce bon vieux support papier (l’effet nostalgique ?).

 

4. Je peux littéralement créer un business avec trois fois rien en bossant depuis mon canapé
Mon cerveau, ma bouche, mes dix doigts, une imprimante et quelques rames de papier, c’est tout ce dont j’avais besoin pour mettre cette petite machine en route. Bon ok, je me suis fait attraper par les hautes sphères… mais c’est juste une erreur de débutant. Les opportunités sont illimitées. Les idées fusent aussi chez vous ?

 

5. Grâce au copywriting, je ne mourrai jamais de faim
Je l’ai déjà dit, mais je le répète. Apprendre et mettre en application le coywriting est probablement la meilleure décision que j’ai prise d’un point de vue professionnel. Entre bosser pour des clients et lancer des projets rémunérateurs, mon cœur balance.

 

Si vous avez envie de commencer à mettre le pied à l’étrier, je vous conseille mon bouquin qui se lit bien.
 

D’ailleurs, le dernier chapitre détaille justement la méthode que j’ai utilisée pour contacter ma liste… à l’époque où j’étais encore apporteur d’affaires.

Djamel