Comment frustrer une femme : mode d’emploi

Dans mon ancien boulot, y avait ce type qu’on appelait « le duc » en raison de son nom à particule…

 

Le duc a toujours serré la main aux hommes.
Mais il ne faisait jamais la bise aux femmes (oui, en Belgique… la bise – 1 seule, du côté droit – est de rigueur… d’ailleurs c’est marrant ces histoires de bises à travers le monde… un autre e-mail, un jour, peut-être.)

 

J’en étais où, moi ?

Ah oui… il ne faisait donc jamais la bise aux femmes… prétextant qu’il ne voulait pas choper les microbes des autres et les refiler à sa famille.

Il se contentait d’un petit geste de la main et d’un « salut » furtif.

 

La gent féminine faisait semblant de ne pas s’en offusquer.

Mais quand le sujet sortait sur la table et que je tendais l’oreille pour entendre le fond de leur pensée… et, même si elles prétendaient le contraire, je comprenais que les plus egocentriques se sentaient blessées par cette situation incompréhensible.

 

Et vu la fréquence à laquelle cette discussion sortait de sa boite, je sentais bien qu’il y avait quelques cordes sensibles qui avait été touchées.

 

Un peu comme si le duc ne reconnaissait pas au grand jour la plénitude de leur féminité rayonnante.

 

Ce qui me permet de projeter sur le mur mon argument du jour :

 

Le dénigrement engendre de vilains sentiments.

Et c’est exactement pareil quand vous plongez dans le marketing de votre projet.

 

Vous allez vite vous rendre compte d’un truc bête.

Quand bien même vous savez à l’avance que vous ne pouvez pas convaincre, contenter et vendre à tout le monde (un pilier du marketing)… vous allez quand même ressentir un vilain sentiment de rejet quand les prospects à qui vous vous adressez ne calculeront pas le moins du monde votre produit chéri, votre solution géniale ou votre service hors pair.

 

 

Est-ce que c’est grave ?
Naaaaa… Chacun sa vie et ses problèmes finalement.

Considérez juste que ces prospects qui ne vous calculent pas perdent gros !

Et une relation de confiance ne se construit pas en quelques jours. Il vous faudra parfois plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant de convaincre les plus rigides. Ne perdez juste pas patience et soyez régulier.

 

D’ailleurs, vous savez ce qui s’est passé finalement avec cette histoire de bise ?

Au bout de deux ou trois ans, le duc s’est mis à faire la bise aux femmes.

 

Ouaip.

Du jour au lendemain… sans explication.

 

Vous voyez… tout est possible.
Les plus rigides finissent parfois par succomber !

 

Pour comprendre comment rédiger pour vendre et éduquer patiemment vos prospects, mon bouquin sera votre copain.
Et il ne dira rien si vous lui faites la bise, lui…

 

A+

 

Djamel