Commencez toujours par le sale boulot !

Dirty Jobs, c’est cette émission américaine qui passait sur Discovery Channel (je ne sais pas si c’est encore le cas). Un mec qui traverse les USA de long en large pour faire découvrir les jobs les plus salissants et les plus difficiles…

Ce week-end, le gars aurait pu passer à la maison et voir comment j’ai dû m’acharner sur des piquets en béton de 100 kg pièce. Pas vraiment salissant, mais trèèès physique.

Je veux poser des panneaux écran entre mon terrain et le terrain mitoyen, mais avant de pouvoir profiter sur ma chaise longue sans être pisté par mes voisins, il faut que je me débarrasse de 7 piquets en béton bien enfoncés dans le sol. Et ce que je peux en dire, c’est qu’il y a 30 ou 40 ans, ils ne lésinaient pas sur le béton, les mecs…

Mes paluches vont s’en souvenir !

Le revêtement râpeux de ces s***** de piquets m’a laissé une bonne dizaine d’ampoules sur les mains. Bêche ! Pioche ! Pelle ! Re-bêche ! Re-pioche ! Brouette ! Bêche ! Aïe, mon dos…

Je me suis baissé et relevé au moins 300 fois, j’ai arraché des racines, tapé à la masse, puis au marteau-piqueur, puis rebaissé pour ramasser les gravats, remplir la brouette, la vider, revenir, recommencer…

Deux jours d’acharnement et pas un seul panneau installé.

Pas un. Niet. Nada, quetchi…

La petite lueur dans l’histoire, c’est que le terrain est prêt. Dimanche soir prochain, peut-être que je danserai à côté de mon travail fini… Mais la route est encore longue et sinueuse avant la victoire.

Comme je l’ai dit, il y a du positif : il y a une route maintenant ! Je sais où je vais… Je vois clair !

 

Et c’est un principe que j’ai appris à l’Ekole du Biz, ça.

Cette histoire ne paye pas de mine, mais elle contient une leçon intéressante.

Nettoyez vos pavillons et écoutez bien ce qui suit…

Si vous voulez vendre à un groupe de personnes un service ou un produit, vous ne pouvez (Ô grand jamais) esquiver cette étape cruciale qu’est la préparation. Même si elle vous fait suer des gouttes et qu’elle est extrêmement pénible !

Préparez-vous. Comme un chef de cuisine qui aiguise ses couteaux avant le rush du samedi soir.

Avant de vouloir vendre quoi que ce soit à votre public cible, vous devez faire tout ce qui est en votre pouvoir pour connaitre ses peurs, ses craintes, ses envies, ses rêves, ses problèmes, ses obstacles, son quotidien, ses objectifs, ce qui le réveille la nuit, ce qui le motive…

Le plus simple ? Parlez avec vos prospects et vos clients, si vous en avez déjà.

Si vous ne savez pas où les trouver, changer de métier est encore une option…

Négliger la puissance de ces informations, c’est se tirer une balle dans le pied.

BOUM

[Aïe, mon pied !]

 

Sur ce, je vous laisse…

À bientôt

Djamel