Ce jour où la brigade du marketing m’est tombée sur la poire

Ce mail va être long, donc si vous n’avez pas le temps de le lire, je ne vous en voudrai pas.

Supprimez-le tout de suite.

 

On va creuser un peu dans le copywriting technique et vous verrez un peu de quoi est (parfois) fait ma petite vie de copywriter… ça devrait vous intéresser…

 

J’ai bossé récemment pour un client qui est actif dans le domaine du développement personnel. Il a de très grosses ambitions (il veut clairement s’imposer en tant que gou-roux) et il met le paquet à tous les niveaux (il a un énorme budget pour arroser tout le monde avec ses pubs).
 

Il a fait appel à moi pour une prestation en copywriting.

 

Il souhaitait que je lui rédige une landing page et des e-mails de vente, plus deux ou trois bricoles.
Je me suis mis au boulot et tout suivait son cours dans de bonnes conditions.

 

Jusqu’au jour où la brigade du marketing m’est tombée sur la poire !

 

Le jour où j’ai envoyé le texte de la landing page (qui devait inciter les gens à s’inscrire à un webinaire), il est allé demander l’avis de son responsable marketing (enfin, si j’ai bien compris, ce type gère la page Facebook de mon client et a une « certaine » formation en marketing…)
 

Et sans avoir lu mon texte (c’est ce que mon client me rapporte), ce gugusse a tiqué sur mon titre parce que, je cite :

 

« Ce n’est pas assez ciblé sur le COMMENT et sur les bénéfices que les clients pourront obtenir ». En gros, il soutenait que mon titre était trop centré sur le parcours et la réussite de mon client, au détriment des besoins des prospects.

 

Et mon client poursuit en jouant les Père Castor à vouloir me faire une métaphore pour que je comprenne mieux.

 

Haha…

 

« C’est comme un médecin, il doit pouvoir nous guérir et nous expliquer les bienfaits d’un soin ; il ne doit en aucun cas évoquer tous les diplômes qu’il a obtenus, ce n’est pas ça qui va guérir ses patients… »

 

-soupir-

 

Vous en pensez quoi, vous, là tout de suite ?

 

Laissez-moi vous donner un peu de contexte. Voici la structure du titre que j’ai pondu pour cette landing page :

 

Rien Ne Laissait Présager [gros résultat personnel]…
Pourtant il a [réalisation de l’objectif] grâce à [outils découverts] !

 

Découvrez les secrets qui l’ont [résultat final] et qui lui ont permis de [objectif formulé une seconde fois différemment] + [résultats pour d’autres personnes] + [admiration de ces autres personnes]

 

Bon, ce n’est pas facile à détailler comme ça, désolé… mais je ne peux pas vous donner le titre tel quel pour des raisons de confidentialité.

 

Mais venons-en au fait !

 

Il y a des règles d’or auxquelles on ne déroge pas en copywriting et en publicité.

 

Et l’une d’entre elles est, en effet, qu’il faut toujours parler du client et des bénéfices que ce client pourra retirer de votre produit ou service…

 

Mais il y a une autre règle d’or qui cohabite près de celle-ci et elle concerne LE TITRE.

 

Le titre n’a qu’une seule et unique mission… contrairement à ce que certains pseudos marketeux qui font mumuse sur Faisse-Bouc vous diront : il doit interrompre le lecteur dans ce qu’il fait et lui donner envie par-dessus tout de lire la suite du texte.

 

Comme le bruit d’un coup de feu dans une forêt tranquille qui vous met en état d’alerte.

 

C’est TOUT !

 

Bien sûr les titres qui énoncent les bénéfices sont bons et efficaces, mais cela ne veut pas dire qu’il faut marcher avec des œillères et ne pondre que ça !

 

Il y a autant de façon d’écrire des titres qu’il y a de copywriters sur Terre !

 

Premièrement, la curiosité est un gros levier.

 

Et avec ce titre, mon but est de susciter la curiosité chez le lecteur. Je veux qu’il se demande « mais qui est ce type qui a connu autant de succès ? Et comment il a pu réaliser ça ? »

 

Deuxièmement ! Il ne faut pas négliger l’exposition de votre public cible à toute la publicité qui a déjà été faite dans votre domaine d’activité.

 

Ici en l’occurrence, dans le domaine du développement personnel, les accroches tu type « Changez de vie » ou « Devenez riche et trouvez enfin le bonheur », c’est du réchauffé aux micro-ondes…

 

Et moi je bosse dans un restaurant étoilé, je ne sers pas cette merde en boite…

 

Dans ce genre de situation, je m’en tiens à l’un de mes leitmotivs : Quand le troupeau marche vers l’Est, je coure vers l’Ouest !

 

Une accroche, c’est fait pour accrocher, pas pour endormir !

 

Enfin, tout ceci n’est que mon point de vue et cela n’engage que moi.

 

Le copywriting n’est pas une science exacte car elle repose sur énormément d’impondérables, notamment dans le chef du lecteur.

 

Mais une chose est sûre !
Vous devez expérimenter et prendre des décisions en votre âme et conscience en gardant toujours à l’esprit le contexte de vie de votre public cible.

 

Ensuite, sur base de vos résultats, vous ferez de plus en plus les bons choix.

 

Les choix qui rapportent des montants à plusieurs chiffres sur votre compte en banque.

 

Au final, faites ce que vous voulez, du moment que vous savez pourquoi vous le faites. Et le cas échéant, apprenez de vos erreurs.

 

Et si vous êtes déterminé à apprendre deux ou trois principes bien costauds (avec des exemples et un peu de théorie sympatoche à lire), vous connaissez l’adresse : https://www.amazon.fr/dp/2960225201

A+

 

 

Djamel